A l’heure des choix… ou comment les choix que l’on fait ont un sens…

Chacun le sait, la constitution de listes pour l’élection régionale, est un moment particulier dans la vie d’un mouvement politique. Cela suscite des commentaires des heurts parfois, ou encore des rancœurs… Pourquoi se le cacher, le Parti Socialiste n’échappe pas à ce qui semble être la loi du genre. Néanmoins, dans le Jura, après la désignation des listes par les militants le 3 décembre dernier, les uns et les autres ont accepté le résultat du vote avec une dignité qui les honorent et nous réjouit.

Et dans le camps d’en face ?… Depuis quelques temps, on ne sait plus très bien qui est Président de la République ou secrétaire de l’UMP. Les décisions se prennent au plus haut sommet de l’état, et les lieutenants appliquent. La Franche Comté (et par conséquent le Jura) n’échappe pas à cette règle. Soucieux de ne pas laisser bêtement perdre les voies de l’extrême droite, l’UMP a conclu un accord national avec le MPF de l’inénarrable Philippe De Villiers, qui, rappelons le, n’est pas d’extrême droite. Non, il considère simplement que : « l’Islam n’est pas compatible avec la République ». Chacun appréciera, la subtilité des nuances.

Et dans le Jura ? M. le Ministre tête de liste UMP, n’écoutant que « la voix de son maître », a proposé une sixième place bien convoitée sur la liste Jurassienne à un membre du bureau national du MPF. Cette décision a eu deux conséquences immédiates :

Le départ d’Evelyne Gay, représentante des Radicaux valoisiens, parti de centre droit, modéré, actuellement dirigé par Jean Louis Borloo et dont la figure historique est le premier Président de la Région Franche Comté : Edgar Faure. Les « radi » jurassiens ont donc préféré se retirer plutôt que de figurer sur la même liste que le représentant d’un mouvement dont il réprouve les thèses. Au passage, une candidate, mécontente de sa neuvième place et qui avait claqué la porte avec fracas quelques jours plus tôt reprenait aussitôt, la place laissée ainsi vacante : comme quoi une place éligible console bien des peines, et les états d’âmes des unes ont peu d’effets sur les autres… Saluons en tous les cas le courage de Mme Gay qui a préféré laisser sa place plutôt que son âme, c’est assez rare pour être signalé.

Seconde conséquence : la disparition du représentant des « jeunes pop’ », le mouvement des jeunes de l’UMP, représenté dans le Jura par M. Gagnoux, conseiller municipal d’opposition à Dole. Eh oui il n’y a que douze place sur la liste et entre le représentant d’une extrême droite qui se cache à peine, et un jeune, un choix a été fait… Peut être est-il plus « rentable » pour l’UMP d’aller chercher les voix à l’extrême droite plutôt que chez les jeunes ?

N’allez pas croire que l’on se soit pris d’une soudaine affection pour le président des jeunes pop jurassien, il me semble toutefois, que le choix qui a été fait ici est lourd de sens, tout un symbole… Les Francs Comtois sauront apprécier la pertinence de ce choix les 14 et 21 mars.

Section de Dole

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